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Evenement

🧼 La vérité sur l’hygiène viking (et c’est surprenant)


Ce que l’archéo révèle

Les tombes vikings livrent Ă©normĂ©ment d’objets de toilette : peignes en os ou en bois, pinces Ă  Ă©piler, cure-oreilles, nettoyeurs d’ongles et petites cuvettes.

Ces accessoires sont plus frĂ©quents dans les sĂ©pultures que certaines armes, ce qui montre que se coiffer, s’Ă©piler et se nettoyer faisait vraiment partie du quotidien, pas seulement d’une Ă©lite.

On a mĂŞme retrouvĂ© des peignes rangĂ©s dans des Ă©tuis protecteurs dans les tombes d’hommes, prouvant qu’ils y tenaient suffisamment pour les conserver soigneusement.​

La routine proprement viking

Les vikings se lavaient le visage et les cheveux chaque matin dans des bassines d’eau, souvent offerte rituellement par un membre de la maisonnĂ©e.

Le samedi était le « jour du bain » (laugardagr en vieux norrois), où ils prenaient un vrai bain hebdomadaire et lavaient aussi le linge familial.

Ils utilisaient des bains de vapeur type sauna, suivis de cuves d’eau chaude, avec un savon fait de graisse animale et de potasse qui dĂ©graissait très fort et pouvait mĂŞme Ă©claircir cheveux et barbes.

Séduction, statut social… et critiques

ĂŠtre propre, bien coiffĂ© et bien habillĂ© servait autant Ă  sĂ©duire qu’Ă  afficher son rang social.

Des chroniqueurs chrétiens se plaignent même que ces « païens trop bien toilettés » plaisaient exagérément aux femmes locales, ce qui montre à quel point leur apparence soignée contrastait avec celle de leurs voisins.

Pour les vikings, Ă  l’inverse, les chrĂ©tiens passaient pour des gens nĂ©gligĂ©s qui ne comprenaient pas l’importance de se laver et de prendre soin de soi.

Là où ça restait sale

MalgrĂ© ces efforts personnels, le cadre de vie restait très loin de nos standards : les maisons longues abritaient humains et bĂ©tail sous le mĂŞme toit, avec fumĂ©e de foyer, odeurs d’animaux et mauvaise ventilation.

Les latrines Ă©taient parfois trop proches des puits, l’eau de cuisson n’Ă©tait pas assez chauffĂ©e pour stĂ©riliser, et les villes accumulaient dĂ©chets artisanaux et ordures avec des odeurs difficilement supportables. Les corps Ă©taient soignĂ©s, mais l’environnement gĂ©nĂ©ral favorisait parasites et infections intestinales.